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 NOW I'M FEELIN' SO FLY LIKE A G6.

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V. Dorryan Maxwell
Admin

→ MOOD. : j'aime la sauce tomate. Puis je suis heureux. J'suis toujours heureux, oooh une licorne rose à pois bleus ! Attends petite licorne, atteeeends !
→ NOMBRE DE BLABLAS : : 594
→ A PRIS GOÛT A LA VIE LE : : 11/03/2012
→ LOCALISATION : Derrière toi. Fais Gaffe je suis armé.
MessageSujet: NOW I'M FEELIN' SO FLY LIKE A G6.   Mer 21 Mar - 22:07



Victor Dorryan Maxwell.

nom : maxwell. oui, c'est un nom banal, et alors ? Je l'aime bien, Max bien ça veut dire, Max comme mon Maxxie et bien parce que je vais tout le temps bien, ça me correspond c'est coule ! Victor, c'est mon premier prénom, personne ne m'appelle comme ça à part ma grandma. D'ailleurs c'est elle qui a voulu que je m'appelle comme ça, en même temps tant mieux, parce que apparemment mes parents aimaient les noms chelou, si ça n'appartenait qu'à eux je me serai appelé Ashley ou Paris, bonjour quoi. On m'appelle Dorryan, Do', Dodo, ou par mes initiales, VDM. âge : j'ai 18 ans. je peux pas encore acheter d'alcool (de toute façon ça me servirait à rien, vu que je bois pas), mais moi j'ai une voiture ! héhé. enfin disons que je m'en sers jamais, mais c'est déjà ça quoi. C'est un monospace rouge, qui avait appartenu à mon grand père. Il fait un peu van de hippie mais il est cool, et puis comme c'est toujours moi qui ramène tout le monde des soirées, c'est pratique. date et lieu de naissance : né le 12 janvier 1994 dans un bled paumé loin d'ici (oui c'était pendant la lune de miel de mes parents) : oslo, en norvège. je suis arrivé avec 2 semaines d'avance, heureusement que le système des hostos là bas est bien sinon je serai pas là aujourd'hui. nationalité : américaine, pour autant que je sache, même si mes parents ont fait le tour du monde 20 000 fois. origines : probablement anglaises, j'en sais rien moi, qu'est ce que vous voulez que ça me fasse ? orientation : euh, bisexuel. Ouais, on va dire ça ! J'assume d'aimer aussi les mecs, et ce depuis.. Depuis toujours, je suppose. J'ai jamais vraiment eu de problèmes avec ça. Mais j'aime aussi les filles. ca dépend principalement de la personne en fait, de sa personnalité et tout. statut :en couple, en couple, en couple ! et amoureux, vivi. Avec qui ? Vous voyez une espèce de mouton tout frisé, adorable, du nom de Sid ? Bon, ben voilà. Même que si tu le touches, je te bouffe. C'est mon sid à moi. occupation : lycéen, eh oui, encore une année à tirer... Accessoirement, je suis aussi des cours pour préparer le concours d'entrée à l'école d'art dramatique Jim Carrey. Je deviendrai acteur un jour, j'y crois ! groupe : ONSFAN LAPOIRE.





ϟ Meet Tom.


HEY HEY TOI ! Oui toi, pas ma grand-mère ! J’me présente, je suis Tom, enfin tu dois sûrement le savoir, à part si tu es nouveau, tu es là depuis quand dis-moi ? « WESH TOOOOMOUNET ! Ca faisait longtemps, tchek ça bro ! Tu te souviens pas de moi ? J'suis là depuis toujours, j'ai passé ma vie ici ! Je te connaissais quand tu étais encore qu'un petit chaton de rien du tout, haha ! », ouais j’me disais bien avec ta tronche de babouin constipé… OSEF ! On est ici pour faire connaissance non ? Alors tiens, racontes moi la plus grosse connerie que tu n’ai jamais faite ? « J'en ai fait tellement, ma gueule... Connerie dans le sens drôle ou dans le sens connerie connerie ? Dans le sens drôle, je pense que... Laisse moi réfléchir.. C'est quand j m'étais déguisé en poulet pour la saint valentin et que j'avais distribué des oeufs en plastiques à tous les couples que je voyais dans la rue. A l'intérieur des oeufs, y'avait un message, marqué "il te trompe, ma poulette" ! Haha, comment j'étais trop fier de moi sur ce coup ! ». HAAAAAN et bah tu sais quoi ?? Tu ne m’impressionnes pas du tout, et ouais ! T’as jamais participé à une de nos interventions avec Jerry ? Un flashmob ? Une bataille de farine et d’œuf ? « Mais bien sûr que si, tout le temps ! J'suis même en première ligne, souvent ! Attends, je vise super bien, personne me résiste quand je lance de la farine ou de la mousse à raser, tu peux juste pas me test ! », ouais ouais, j’espère te voir à la prochaine ! Bon bon… Sinon, c’est quoi ton plus grand défaut ? « Je suis jaloux. Je pense que c'est un de mes plus gros défauts. Je harcèle pas non plus mon copain pour savoir si il me trompe ou quoi, mais genre si des gens essayent de trop s'approcher de mes potes et que je les trouve louches, crois moi que j'vais aller leur en toucher deux mots. J'aime pas qu'on s'attaque aux gens que j'aime, c'est tout. », ah ouais.. Moi je dirais que tu en as plus que ça, de défauts, surtout sur le visage, ton surnom ce n’est pas calculator ? Bref, et sinon, ta plus grande qualité ? « Je suis beau, ça se voit non ? Haha, non mais, je sais pas trop ne fait. Je suis intelligent, genre je suis surdoué, tu vois ? Je sais ça se remarque pas, parce que j'agis toujours en con. Mais voilà, je comprends tout de suite les exercices, les textes et tout. C'est un trucmuche du cerveau qui fait ça. », comment tu te valorises trop ! Ce n’est pas pour te casser, ou si, mais bon, t’as rien d’exceptionnel, ah si ? Et quoi donc ? « Je ne bois pas. Et franchement, quand t'as 18 ans, c'est chelou. AVOUE. », bah écoute, si tu le dis hein… Dis tu n’aurais pas vu Jerry ? Il est tout le temps en retard !! ARGH ça m’énerve ! Tu ferais quoi à ma place, l’embrocher quand il arrive ou lui sauter dans les bras ? « C'est plutôt lui qui sauterai dans mes bras, il est tout petit ! Mais toi, tu devrais te faire pote avec. T'façon vous êtes plus ou moins ensemble, nan ? Vous seriez mignons! », moi je ne ferais pas ça, en fait je ne vais rien faire parce qu’il ne va pas venir, gogole ! Bon et bien tête de bite, je vais te laisser, ce n’est pas la dernière fois qu’on se croise, je t’ai à l’œil maintenant, prend garde à tes fesses !




ϟ in real life.

ton pseudo : pandora. mais je t'en prie, appelle moi Lola. ton âge : je suis la mémé du staff, j'ai bientôt 18 ans ! comment as-tu découvert le forum? : disons que je suis juste la co-fonda je suis mort de rire présence : 7/7 ton avatar : Louis Tomlinson, la voix de castrat ! tu es : un -super- PI ! crédits : tumblr. ze secret : je m'auto-viole yoh bébé. un dernier mot : MOUTON FEVER ! Dex sur Sparrow MACARENA






Dernière édition par V. Dorryan Maxwell le Lun 9 Avr - 20:54, édité 7 fois
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V. Dorryan Maxwell
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MessageSujet: Re: NOW I'M FEELIN' SO FLY LIKE A G6.   Mer 21 Mar - 22:08




ϟ petit poney.(5 ans)


« Olive, tu savais que les mamans éléphants elles gardaient leurs bébés 1 an et demi dans leur ventre ? » « Tu sais toujours des machins que les gens ils savent pas, Dodo ! » Dorryan accueillit cette remarque avec un grand sourire, quand bien même il ne savait pas si c'était un compliment ou bien un reproche, mais il prenait tout avec le sourire, en particulier quand c'était Olly qui lui disait. Olly, c'était son plus vieil ami, cela faisait déjà deux ans qu'ils s'étaient rencontrés. Sur le tapis de jeu chez la grand mère d'Olly, cela s'était vite soldé en bataille de cubes alors que les deux mamies prenaient le thé bien tranquillement, mais les petits s'entendaient comme larrons en foire, et depuis ne se sont plus quittés. « Olly ? Il est l'heure de rentrer ! » Appela une voix masculine. Celui qui n'avait pas les cheveux en bataille se leva et fit un gros bisou baveux sur la joue de l'autre, avant de s'éloigner de son pas sautillant. Dorryan resta assis sur son banc préféré, dans le parc de l'herbe à chat, près du grand saule. Il continuait son livre sur les moeurs des animaux de la savane, agitant sagement ses pieds en rythme dans le vide -il était encore trop petit de taille pour que ses petons touchent le sol, et cela ne le dérangeait pas, il avait souvent l'impression de voler du coup-. Il ne s'inquiétait pas. Le soir approchait, mais Dorryan ne montrait aucun signe de souci. Il savait que sa grand mère n'allait pas tarder à le retrouver. La chaleur du mois d’août persistait dans l'air, et une douce brise fit frémir les cheveux hérissés de Dorryan qui se dressaient sans aucune règle sur son crâne. Il se sentait bien, sans aucun souci. Ses parents étaient au Pérou pour une semaine, ils rentraient dans pas longtemps et lui avaient promis de l'emmener au musée, Dorryan se réjouissait d'avance de les voir, de sentir la douce odeur de sa mère et de grimper sur les épaules de son père, qui lui donnaient le sentiment d'être le roi du monde. Alors qu'il entamait le chapitre treize, une fille à peine plus jeune que lui, à la chevelure flamboyante coiffée en deux hautes couettes qui bougeaient au rythme de ses pas, s'approcha de lui, et grimpa sur le banc sans ménagement. Dorryan baissa son livre et le posa à côté de lui. Dans la main droite de la fille, elle tenait une peluche licorne. La même que Dorryan avait eue à sa naissance. « Tes cheveux sont drôlement drôles ! » dit-elle avec un fort accent sénégalais. Dorryan toucha un instant ses pointes, intrigué, puis pouffa. « J'aime trop les tiens. je veux les mêmes ! » dit il en désignant de l'index les couettes rouge de la fillette. Puis Dorryan posa son regard sur la licorne en peluche de cette fille, toujours souriant. « Tu sais que j'ai la même ? On étais faits pour se rencontrer ! » La rouge lui tendit sa peluche avec un grand sourire, et tous les deux se firent des passes avec, comme si c'était un ballon. Puis ils éclatèrent de rire, à l'unisson. « Je suis content de te connaître... » Dorryan se rendit un instant compte qu'il ne connaissait pas le nom de sa nouvelle amie. Il baissa les yeux vers la licorne qu'il tenait dans ses bras. Une étiquette retint son attention, il était marqué dessus "propriété de Ghania K. Al Majthoub". « Ghania. » Dorryan prononça ce nom à la manière américaine, comme la conjugaison gagna en somme. Alors que la fillette pouffa et s'apprêtait à répondre quelque chose, Dorryan leva l'index. « Je vais t'appeler GAGA ! Ca sonne trop bien, Gaga ! » ses yeux brillaient de malice, comme à chaque fois qu'il avait trouvé un truc bien et qu'il s'en réjouissait. Ghania rétorqua alors « Désolée mon p'tit, mais mon prénom ben il se prononce Rhania ! » Dorryan haussa les épaules, ne se laissant pas démonter. « Pff, je m'en fiche, Gaga ça sonne hyper bien alors je garde ça ! Pis, vi, moi c'est Dorryan. » Ghania s'exclama d'une voix enjouée « DODO ! » et elle continua, avec son accent africain prononcé. « Je vais t'appeler Dodo ! » et avec un grand sourire, elle tendit sa main à son nouvel ami. Ils se serrèrent la main comme le faisaient les grands, tous fiers. Soudain, la rouge leva le menton en direction du ciel. Le soleil n'allait pas tarder à se coucher. Sautant à pieds joints du banc, Ghania déposa un baiser sur la joue de Dorryan, récupérant sa peluche au passage. « A demain petit Dodo ! Fais un bon gros dodo ! » et sur cette blague, elle s'en alla en sautillant, comme si elle jouait à la marelle. Dorryan se toucha la joue avec un grand sourire, la vision de cette tornade aux couettes rouges ne s'en allant pas de sa mémoire. Il garda ce sourire jusqu'au moment ou sa grand mère vint le chercher avec trois sacs de courses dans chaque bras et un énorme cochon en chocolat rien que pour lui.




ϟ la chaussette mystérieuse.
(6 ans)

Olly et Maxxie jouaient au football, Jimmy était retenu par la maîtresse pour on ne savait quelle histoire, les autres enfants étaient à peu près sages, bref, Ghania et Dorryan étaient tous les deux. Le foot, ils n'aimaient pas trop ça, Dorryan n'avait jamais été bon, il préférait de loin faire des passes normales avec sa Gaga comme tout meilleur ami qui se respecte. Depuis leur rencontre, presque un an auparavant, les deux licornes ne se lâchaient plus une seule seconde. Ghania, avec ses cheveux flamboyants et son accent prononcé, mais surtout avec sa bonne humeur toujours débordante, avait vite été acceptée au sein de la petite bande que Dorryan formait avec Jimmy et les cousins Kitchen. C'était peu avant la rentrée au cours préparatoire, il faisait encore bon et le rythme de l'école primaire commençait petit à petit. Bien sûr, cela ne dérangeait pas le moins du monde Dorryan, qui savait lire et écrire depuis la maternelle. Il s'ennuyait un peu, en cours, mais sa maîtresse était excellente et elle n'hésitait pas à lui prêter des livres de sa collection personnelle. Dorryan était peut être un tout petit peu amoureux d'elle, mais comme un gamin de six ans peut l'être de son institutrice. Non loin des deux licornes se tenait Sid, ses bouclettes dans les yeux, tout seul sur un banc comme un pauvre petit mouton abandonné. Plusieurs fois, Dorryan avait été tenté de lui adresser la parole, mais il n'avait jamais vraiment osé. Dorryan, c'était le genre timide, et la frustration qu'il ressentait à l'idée de ne pas oser parler à ses camarades, il la comblait en lisant bouquin sur bouquin. C'était sa manière d'être. Ghania éclatait de rire à tout bout de champ, et lançait la balle tellement fort et tellement haut que Dorryan devait parfois sauter sur place pour la rattraper. Gaga ne faisait jamais les choses à moitié, elle était survoltée H24. Heureusement que Dorryan rattrapait le coup. Mais cette fois ci, il n'avait rien vu venir. Et paf, la balle à poids partie toute droite sur la tête du bouclé ! Et paf, le bouclé qui tombe, ploum, la tête la première sur le bitume ! Le nez en sang, à moitié en train de chialer, Dorryan s'empressa de courir pour lui venir en aide, Gaga le devançant de peu. « OH MON DIEU PARDON PARDON LE MOUTON ! » hurla-t-elle. C'est vrai qu'il avait l'air mal en point, le Sid. Gaga était déjà à côté de lui, toute paniquée. « DODO APPELLE LES URGENCES IL EST EN TRAIN DE MOURIR ! » et voilà que toute la cour les regardait. Dorryan sentait même le regard de la maîtresse, qui était de surveillance sous le préau, et qui s'approchait à grands pas. S'efforçant de calmer tout le monde, comme d'habitude, Dorryan décréta : « Du calme Gaga ! C'est bon il est pas mort le mouton ! » ben il fallait bien quelqu'un pour calmer tout le monde. Puis ça avait pas l'air d'être bien grave, plus de peur que de mal. Sid leva la tête, et Dorryan remarqua que des larmes coulaient sur ses joues. Ah non pas les pleurs hein ! Il détestait quand quelqu'un pleurait, il avait à chaque fois envie de pleurer également, mais dans la situation présente il ne pouvait pas. C'était toujours son rôle de mesurer la situation, ça pouvait lui donner des airs d'aliens, mais c'était comme ça. Y'avait Dorryan le calme et Gaga l'hystérique. Ils se complétaient. Gaga continuait de gigoter autour de Sid, alors que Dorryan regardait la maîtresse arriver. Y'avait pas mort d'homme. Aucune raison de s'énerver ou de paniquer, tout était sous contrôle. Mais c'était mal connaitre Gaga que de penser qu'elle ne s'inquiéterait pas. « Je suis trop trop trop trop trop désolé ! Je voulais lancer la balle à Dodo mais j'ai mal visé alors POUF ! Elle est tombée sur toi mais j'ai trop pas fais exprès je te le promets ! Sinon moi c'est Ghania, mais tu peux m'appeler Gaga. » et elle l'embrassa sur la joue. Dorryan éclata de rire, Sid était devenu rouge comme une tomate. Gaga, elle faisait cet effet à tous les mecs, et Dorryan le savait très bien, vous auriez vu sa tronche la première fois qu'il a rencontré la fillette... Sa grand mère l'avait harcelé de questions tellement il souriait tout le temps. Dorryan n'était pas jaloux, il n'avait jamais eu de sentiments pour Ghania. C'était plus sa soeur licorne, et il n'en était pas autrement, ce qui ne l'avait pas empêché de rire. Il était tout troublé, le mouton. Et voilà comment a démarré l'amitié entre ces trois drôles de gamins. Le mouton et les licornes. Et c'était parti pour durer longtemps, croyez moi.





ϟ i woke up i was seven. (7 ans)

Plongé dans un roman d'aventure qui avait sûrement bien vécu, le petit garçon avait un sourire aux lèvres, fasciné. Ses yeux brillaient d'excitation, et il trépignait sur le siège usé qui lui servait de fauteuil. Ses petits pieds se balançaient dans le vide, signe d'impatience, il dévorait page après page, sans s'arrêter. Non loin de lui, une femme d'âge mûr, dans la soixantaine, vêtue d'un châle violet et portant de petites lunettes rondes, l'observait tendrement. On sentait qu'elle avait de l'expérience avec les enfants, qu'elle était d'une grande sagesse, mais on lisait de la curiosité dans ses prunelles, comme si le petit garçon à côté d'elle l'intriguait tout de même. « Comment fais-tu pour lire du Jules Verne à cette vitesse, Victor ? Tu as à peine huit ans... » Le petit garçon releva la tête, et mit quelque secondes avant de prendre conscience du discours de sa grand mère. Puis il haussa les épaules. « Ça me passionne, c'est tout ! Mamie, un jour, je pourrai faire un voyage en ballon, comme Papa et Maman ? » La vieille femme éclata d'un rire clair, franc. « Bien sûr, mon chéri ! » Alors qu'elle ouvrait la bouche pour rajouter une phrase, le vieux téléphone sonna. Dorryan -seule sa grand mère continuait de l'appeler Victor, et ce depuis longtemps déjà- replongea dans sa lecture. Il n'était pas chez lui, et sa grand mère lui avait maintes fois défendu de répondre à sa place. Dorryan avait un don pour accaparer les gens avec des conversations qui n’intéressaient que lui. La dernière fois, il avait demandé au contrôleur des impôts s'il avait une théorie concernant l'expansion de l'univers. Une autre fois, il a parlé plusieurs minutes avec une amie de sa grand mère de la révolution française et de ses conséquences. Le grand père de Dorryan avait été professeur remplaçant, dans toutes les catégories possibles, même en sport. Et à l'âge de huit ans, le garçon avait déjà lu presque tous les bouquins qui occupaient les étagères de la bibliothèque familiale. Oui oui, Dodo est surdoué. Mais il ne s'en vantait pas trop, il préférait lire dans son coin, ou impressionner les adultes plutôt que de se la péter avec des gens de son âge. Dorryan passait la plupart de son temps chez sa grand mère, son grand père étant décédé quelques mois avant sa naissance. C'était elle qui le gardait. Les parents de Dorryan étaient, disons, baroudeurs. Toujours en voyage à l'autre bout du monde, où à des soirées arrosées, il ne faisaient que peu attention à leur progéniture. Pour autant, toute la famille s'aimait, d'un amour que seul les parents peuvent avoir pour leurs enfants. Et Dorryan profitait de chaque instant passé en compagnie de ses parents, sans même poser les yeux sur un livre. Ils lui rapportaient toujours des souvenirs incroyables de leurs voyages, et lui promettaient qu'un jour, ils feraient un voyage en montgolfière tous ensemble, quand le garçon serait assez grand. Dorryan leva les yeux du Tour du monde en 80 jours, et sauta du rebord de son siège. Sa grand mère n'aimait pas beaucoup parler, surtout au téléphone, et qu'elle reste aussi longtemps avec quelqu'un était étrange. Avançant dans le vestibule, Dorryan vit sa grand mère, une main posée sur le téléphone, une autre devant la bouche, comme en état de choc. Une larme roulait sur sa joue. Sa grand mère ne pleurait jamais, et Dorryan ne l'avait jamais vu pleurer. Lâchant d'un coup son roman, Dorryan se précipita vers sa grand mère et tira sur un des pans de son châle. « Mamie ? Qu'est ce qui se passe ? » Sa grand mère raccrocha en hâte le téléphone, et s'agenouilla près de son petit fils, qui la dévisageait, inquiet. Il fallait qu'il se montre fort, il était intelligent, qu'elle lui avait dit. Dorryan se laissa expliquer pendant quelques minutes, peut être une heure entière, que ses parents venaient de mourir brutalement dans un accident de voiture, alors qu'ils avaient bu une substance pas bonne du tout, qu'ils avaient percuté un camion, et qu'ils ne reviendraient plus. Ils étaient au ciel, dans un monde meilleur. « C'est parce qu'ils sont montés trop haut avec leur ballon ? » demanda Dorryan d'une petite voix tremblante. Sa grand mère sourit tristement, et serra son petit fils dans ses bras. Elle sentait la lavande, comme la mère de Dorryan. Le petit garçon ne pleura pas. Sa grand mère se détacha de lui, et le prit par les épaules, fermement. « Tu as compris, mon amour ? Tu as bien compris ce qu'il s'est passé et comment cela se passera à l'avenir ? » Dorryan hocha la tête, gravement, sans sourire. Il faisait mine qu'il avait compris. Mais, pour la première fois de sa vie, il ne comprenait rien à ce qu'il se passait autour de lui. Pour la première fois de sa vie, il était perdu.




ϟ i'm just a kid. (9 ans)


« Il était une fois 3 lamaaaaaaaas ! » « Dorryan . » « Vi, n'Olive ? » « Firme ta bouuuche di pitit lamaaa. » c'était Sid qui venait de parler, avec un accent arabe. Sid, c'était le "petit nouveau" de la bande, et Dorryan ben il l'avait accepté tout de suite. Oh, bien sûr, c'était pas le coup de foudre comme avec Ghania, ça avait commencé plutôt étrangement, alors que la rouge avait lancé un ballon en pleine poire du petit frisé. Comme d'habituuude, Dorryan s'était montré évasif, voire jem'enfoutiste. Ce n'était pas qu'il était méchant, snob ou quoi que ce soit, il essayait juste de gérer la situation. Entre Gaga qui poussait, comme d'habitude, des hurlements hystériques, et le pauvre Sid qui souffrait le martyre, Dorryan n'avait pas d'autre choix. Il avait toujours été le plus sage de la bande. Peut être était-ce du à son niveau intellectuel ? En tout cas, depuis la mort de ses parents, Dorryan avait radicalement changé d'attitude. Le faisait-il exprès ou non, ça c'était une bonne question, à vrai dire, lui même ne le savait pas. Quoi qu'il en soit, il était plus extraverti, plus loufoque, plus Jerrytownien quoi. Clown au même titre que les autres dans la bande, il avait sorti le nez de ses bouquins, même si il ne rechignait jamais à retourner y faire un tour de temps en temps. Il n'écoutait plus en cours, mais ses notes restaient excellentes. Il avait découvert qu'il était doué naturellement, et ne se donnait plus la peine de faire des efforts pour quoi que ce soit. Il avait sa bande de potes, il était pas mécontent de son existence. Jimmy, un petit blond que Dorryan considérait comme son frère : au début, les deux ne s'entendaient pas très bien, Jimmy avait un caractère assez froid, mais Dorryan avait vite appris à l'aimer, et il ne le lâchait plus. Il y avait l'éternel Olly, que Dorryan aimait toujours autant, qu'il n'avait jamais abandonné, son Olive quoi. Il y avait Maxxie, le cousin d'Olly, que Dorryan avait accepté dès le début : les deux garçons s'entendaient super bien et faisaient toutes les pires conneries ensemble. Evidemment, il y avait Ghania, qui s'était vite ralliée à la bande, aidée par Dorryan, et qui était devenue la mascotte et la meilleure amie de chacun : comment ne pas s'attacher à cette petite fille pétillante et tellement attachante ? Puis enfin, il y avait Sid. Tout le monde avait vite aimé Sid, Dorryan y compris. Jimym avais certes eu quelques réticences au début, mais c'était Jimmy, et dans l'ensemble, tout se passait bien. Dorryan, il en avait rien à fiche que Sid soit adopté, ou de la planète Mars. Il avait pris Sid sous son aile et ne l'avait plus lâché. Dorryan était comme ça avec les gens. C'était comme ça qu'il fonctionnait. « Pff, t'es trop méchant, sale truitasse va. » Dit Dorryan en ébouriffant les cheveux de Sid jusqu'à ce qu'ils ne ressemblent plus qu'à un espèce d'immonde champignon végétarien non identifié. « AHNAN MES VEUUUCH ! » hurla Sid, faisant par la même occasion entendre sa voix à toute la ville. « TU VAS ME LE PAYER ! » et il coursa Dorryan sur une bonne vingtaine de mètres, au moins. « AUSKOURALAIDE ON M'AGRESSE ! » hurla Dorryan en détalant comme un lapin. Sid finit par lui faire un plaquage de la mort, et rendit les cheveux de Dorryan aussi désastreux, voire pires, que ce que ce dernier lui avait fait auparavant. « J'te hais. » décréta Dorryan, mort de rire.




ϟ i don't need to read billy shakespeare. (11 ans)

Bon, à partir de cette époque de ma vie, je vais tout vous raconter à la première personne. Pourquoi, me diriez vous ? Ben, parce que j'ai envie. J'ai besoin d'autres raisons ? Avant, j'étais trop petit pour bien raconter, mais là, ça va aller j'pense. Donc, commençons par mon entrée au collège, la fin d'une époque et en même temps le commencement d'une nouvelle... Finie la petite école, et finie l'insouciance, on était des grands, les cheveux dans le vent et le swag en poupe (ou pas). Paf, j'étais dans la classe de Sid, c'était cool, mais j'étais pas dans celle de Gaga, ma Gaga... Elle allait me manquer, mais elle m'avait fait une promesse : elle me laisserai jamais tomber, moi, sa licorne. Elle avait intérêt sinon panpan cucul. Donc, à tous les cours, je me suis foutu à côté du chevelu, je pouvais plus me passer de lui, même si il croyait tout ce qu'on lui disait. Une fois je lui ai fait croire que sa sister Leeloo avait eu un accident, il avait pleuré dans la seconde, j'ai été obligé de le prendre dans mes bras pour le calmer, le pauvre chou ! Je m'étais juré de plus recommencer ce genre de coup. Voir Sid pleurer, c'était pire qu'une torture. Je savais pas pourquoi, mais c'était comme ça, point barre. Bref, en entrant au collège, je me suis fait la promesse de faire encore plus le con que d'habitude. Vous allez me dire que ça allait être compliqué, ben vous n'avez rien vu. En plein milieu du premier cours, j'ai chanté en mode superaigu. Personne a rien capté, à part Sid -en même temps heureusement sinon ça aurait voulu dire qu'il était sourd, et c'était pas le tip top. Comment je me suis marré, les cours commençaient en beauté. J'aimais bien le collège, jusqu'au moment où on est allés dans la cantine ou j'savais plus quoi, avec Sid. Gaga était plus loin. Et elle est pas venue nous voir. Sid a baissé la tête, tout triste. J'ai pris son bras et j'suis allé à une autre table avec lui en mode marche militaire. Elle finirait bien par nous rejoindre, pas question de nous laisser abattre. Mais j'étais déçu, je dois vous l'avouer. Elle avait promis. « Elle reviendra. » et j'avais raison, comme toujours, héhé. Avant la fin de la semaine, la bande était à nouveau réunie, pour le plus grand bonheur de Sid. Ouais, Sid il était à fond sur Gaga. Fallait pas me prendre pour une bite, depuis le premier jour que je l'avais remarqué. J'avais pas le seum. Pas du tout. Pas encore du moins. C'est qu'à partir de, disons 15 ans, que mes sentiments vis-à-vis de Sid ont commencé à changer. Mais ceci est une autre histoire.





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Dernière édition par V. Dorryan Maxwell le Mar 10 Avr - 21:11, édité 11 fois
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MessageSujet: Re: NOW I'M FEELIN' SO FLY LIKE A G6.   Dim 8 Avr - 23:09





ϟ poulpe bonsoir. (14 ans)

A partir de mes 14 ans, tout a commencé à se bousculer. Bon c'était pas non plus Bagdad ou une intervention d'extraterrestres, mais c'était plus compliqué dans ma vie. Déjà, ma bande de potes avait pas changé, sauf qu'il y avait Jewel. Elle était venue il y a un an à l'époque dans la bande et s'était faite adopter très rapidement. Trop. Le truc c'est qu'elle était assez proche de Sid et Maxxie, et que j'étais... Ouais, plus ou moins jaloux d'elle. Non pas qu'elle l'ait fait exprès, cette fille était adorable et tout ce qui allait avec, mais je pouvais pas m'empêcher de rager ne serait-ce qu'un petit peu. C'était normal, peut être. Peut être pas, mais bref, on s'y faisait. Je me souviens particulièrement d'une soirée. j'avais 14 ans à l'époque, c'était donc il y a plus ou moins quatre ans, et j'avais invité Maxxie chez moi. Rien que nous deux en train de regarder un film méga violent en bouffant comme des porcs, le rêve quoi ! Maxxie c'était mon bro, mon meilleur ami, y'avait pas meilleur que lui sur la terre entière et j'aimais discuter genre de tout avec lui. C'était mon confident, même si j'aime pas mettre des étiquettes de ce type sur le gens. C'est donc avec lui que j'ai décidé d'en parler le premier. J'ai mis le film en pause, et Maxxie prit une grosse poignée de pop corn qu'il enfourna dans sa bouche, j'ai jamais su comment ce mec pouvait bouffer autant et rester si mince, mais bref. « Maxxie, j'ai un truc à te dire... » Il me dévisagea de ses grands yeux noisette, m'invitant à poursuivre, plus moyen de faire marche arrière, je devais lui dire. Puis son opinion était important pour moi. Tournant une mèche de mes cheveux dans mon index, je décrétai. : « J'crois que j'aime les mecs, mec. » il éclata de rire et me dit un truc qui ressemblait à « Nffchon, chan blaff ? » Ben ouais, c'est pas facile de parler avec du pop corn plein la bouche, en plus il foutait plein de miettes sur le nouveau tapis de ma grand mère, j'allais devoir passer l'aspirateur. « Euh, en anglais ? » dis-je, en mode un peu "gné". Le mode gné, c'est quand t'as un sourcil levé et que tu comprends rien à la situation. Ca m'arrivait très, mais alors très rarement. Maxxie avala sa bouchée à la vitesse de l'éclair, et posa une main sur mes épaules. « Mec. » il me regarda, plus blasé qu'autre chose. « Depuis qu'on se connaît, et ça fait un bon bout de temps, tu t'es déguisé en meuf pour le carnaval, genre, TOUS LES ANS. » il enleva sa main et choppa la télécommande, sans pour autant remettre le film. « Donc on sait tous que t'es gay, même le plus petit paysan au fin fond de l’Alabama le sait. Genre, tu transpires le gay, mec. » et il haussa les épaules en me souriant doucement. Je croisai les bras, soupirant. « J'aime les mecs ET les filles, d'abord, scrogneugneu. » Maxxie rit en se cachant avec sa main, comme quand il voulait pas se foutre de la gueule de quelqu'un. « J'suis ok avec ça. Du moment que tu tombes pas amoureux de moi. » je baissai les yeux, avec un petit sourire, tiens tiens, il venait de me donner une idée. Prenant son visage entre mes mains, je déclarai d'une voix pleine de désir contenu -ouais, je jouais déjà bien la comédie, susu- « Mais justement, je suis amoureux de toi ! » il ouvrit des yeux genre grands comme saturne, et me regarda en mode j'suis un zombi qui veut le bouffer. « Euh, genre sérieusement ? » je m'approchais de lui, et explosai de rire à 10 centimètres de son visage. « T'aurais vu ta gueule, face de gland ! Bien sûr que non j'te kiffe pas ! » et il me donna un taquet sur la tête avec sa paume pendant que je lui volais la télécommande -la mienne d'ailleurs-. « Putain tu m'as fait peur, gogole va ! » et il me sauta dessus pour me reprendre la télécommande. Moi, amoureux de Maxxie ? Et puis quoi encore ? Ze grosse blague. Mon style c'était plus les bouclés. Mais ça je le savais pas encore.





ϟ we are wonderful disasters.
(15 ans)

« Ma vie est un bordel complet. » je sortis cette phrase alors que moi et Jimmy on était allongés sur mon lit, à rien foutre à part écouter mon Ipod branché sur la chaîne hi-fi à côté. « Mmh ? » Jimmy avait toujours été très expressif. Il leva les yeux vers moi, je ne pus m'empêcher de soupirer. « J'veux dire, si on résume ces derniers mois, ça a pas été tip top. » rétorquai-je en fixant mon plafond décoré d'étoiles. « Avec l'autre Keagan là ? » me demanda Jimmy. Ce mec était un sujet difficile à aborder pour moi, et sans même baisser les yeux, je voyais que Jimmy regrettait de m'avoir posé une telle question. « Entre autres, ouaip. » C'était dégueulasse ce qu'il avait fait, par rapport à Ems. Emily, c'est mon ex copine. On est sortis 6 mois ensemble, vers la fin de la troisième jusqu'à septembre. Donc si vous situez le contexte, lors de notre rupture, on était en septembre 2008. Enfin, notre rupture... Disons que Keagan avec sa tête de pruneau et ses yeux de bébé me l'ont volée, tout simplement voler, et je ruminais, j'avais pas pu le supporter. Je les évitais tous les deux, de toute façon j'avais jamais pu supporter Keagan, et je pouvais pas encaisser le fait de revoir Emily. J'avais tiré un trait sur elle depuis longtemps déjà à l'époque ou je me suis confié à Jimmy, mais ça faisait putain de mal, j'étais blessé dans mon amour propre. Et j'me suis juré de me venger de l'autre Keagan. Enfin bon, le problème Emily n'était pas bien grave, j'ai appris à vivre avec, avec le recul. Non, mon problème était tout autre. « Ouh, toi, tu me caches un truc. T'as quelqu'un d'autre en vue ? » « Nan, pas du tout. » ma réponse était un peu trop rapide, un peu trop tranchante. Jimmy a levé les sourcils. Je savais qu'il savait, enfin vous voyez quoi. Mais je pouvais rien lui dire. Je pouvais RÉELLEMENT PAS LUI DIRE. Puis je lui dirais quoi. Que je pensais être amoureux de Sid ? Que je savais qu'il était toujours amoureux de Ghania ? Que tout dire allait foutre le bordel partout ? Désolé, mais non. J'allais dire ça à personne. Même pas à Maxxie, ni à Olly, ni à Jimmy, bref, à personne. Jimmy a haussé les épaules, et s'est remis à battre la mesure en rythme avec Bono. C'était pour ça que j'aimais mon Jimmy. Il harcelait pas pour avoir des réponses. Si on résumait la situation : ma copine m'avait jeté pour un minet, je m'en étais remis. Ma bande n'avait pas changé, à l'exception faite que je craquais pour Sid. Je savais pas si je devais trouver ça bizarre ou cool. Ah, et Sid était encore amoureux de Ghania. Et ça, ça craignait. En clair, j'étais mal barré de chez mal barré. Mais bon, mon rôle ça avait toujours été de gérer la situation non ? je tournai la tête, mon réveil affichait 20h34. « MERDE JIMMY ON EST A LA BOURRE ! » « NYAAAAH BRANLE BAS DE COMBAT ! » hurla-t-il avant de tomber de mon lit, face contre terre, c'était malin. On a couru comme pas possible à la soirée des cousins Kitchen, on allait pas manquer ça tout de même. Surtout que, avec le recul, c'est cette soirée qui a tout changé.




ϟ you keep making me weak.
(15 ans)

Quelques heures plus tard, on était tous posés chez Maxxie, à jouer au jeu de la bouteille, un peu pété ce jeu si vous voulez mon avis. Jewel arrêtait pas de râler, pour changer, sacrée Jewel. Sid était affalé sur moi comme un gros flan, il jouait avec mes doigts et moi avec ses cheveux chelou, je mentirais si je vous disais que ça me plaisait pas. Après qu'on ait fait plein de gages débiles -Maxxie avait du imiter le poulet, j'avais chanté dans une carotte et Jewel avait embrassé la joue de Jimmy-, on se faisait pas vraiment chier, moi je disais pas un mot depuis que Sid s'était calé sur moi, comme un gros con que j'étais, il était trop rfbhthfd. Moi j'faisais genre de rien, puis il fixait Gaga comme pas possible. C'est vrai que Gaga était irrésistible, avec son grand sourire et ses manières de gamine, elle avait pas changé d'un poil depuis que je la connaissais, sauf qu'elle avait plus de couettes, enfin pas tout le temps. Ouais, je comprenais plus ou moins Sid. Plus ou moins. C'était à lui de tirer un papier, d'ailleurs. « embrasse sur la bouche.. » oh non merde pitié Jerry, Tom et tous les autres, que ça tombe pas sur moi... Ou que ça tombe sur moi ? Non mais non mais oui mais non mais bfryeyb. Bien sûr j'avais rien dit de mes -super- réflexions à voix haute, impassible j'étais, Sid fit tourner la bouteille et j'étais sûr que mes palpitations cardiaques devaient résonner dans toute la ville. Putain de merde. Gaga. Manquait plus que ça. La bouteille s'était arrêtée en face d'elle, et elle avait souri. Je la connaissais, et je savais que ça ne lui ferait rien. Elle n'éprouvait rien pour Sid. A mon plus grand bonheur, enfin j'veux dire, non, mais arhum. Bon, tant mieux, on allait s'marrer ! « LE BISOU LE BISOU ! » ai-je hurlé à l'unisson avec les autres. Sid il était tout rouge, comme le pull préféré de ma Mamie, le pauvre. Etant le plus intelligent -ou pas- de la bande, je savais -en tout cas je me DOUTAIS- qu'il aimait toujours Ghania. Je le plaignais. Si Gaga m'aimait, on aurait pu faire un putain de triangle amoureux. Dommage que personne n'y trouvait de réconfort dans cette histoire. Ils se sont approchés, et se sont cognés nez-à-nez comme des bites. Tout le monde était mort de rire, tout le monde sauf Sid qui ruminait dans sa barbe. Allez try again mou(ton) du genou ! Encouragés par nos hurlements dignes des plus beaux stades de rugby, ils ont réessayé, HOHOHO ET VICTOUARE POUR LE PEUPLE ! Une, deux, trois secondes, bon c'était fini là, ils allaient pas s'embrasser toute la nuit non plus ? C'était pas comme si j'étais jaloux, mais... Oui bon j'étais jaloux, ok ? Scrogneugneu. Enfin bon, même si j'étais (juste un tout petit peu) jaloux, j'étais mort de rire, principalement parce qu'après Sid il était en mode ouaah. Le mode ouaah, c’est quand t'as le regard vide, des étoiles plein des yeux et que tu dis rien,et que tu fixes le vide parce que t'es genre trop saucé. Là, il était en mode ouaah enclenché, le pire que j'avais jamais vu. Il était encore plus rouge qu'avant le baiser, je savais pas que c'était possible, mais fallait croire que oui. Il était chou quand il était rouge. Gné, ta gueule Dorryan. « OH OH OOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOH ! » que tout le monde a hurlé, moi y compris. C'est vrai qu'on était des gamins et qu'on agissait en tant que tel, mais osef, moi ça me plaisait d'agir comme ça. Sidounet il était tout paumé et tout souriant, un vrai gaga. Ah, c'était à mon tour de piocher un papier, en plus Jewel avait changé les gages. Si je devais embrasser Sid, comptez sur moi pour aller mourir, oui, j'allais mourir. « Mimer des retrouvailles d'âmes-soeurs... Putain Jew, tu sors ça d'où sérieux ? » Mimer des retrouvailles ? Genre en mode un type qui est parti à une guerre et qui retrouve sa meuf ? Je voyais trop bien le délire. Owi, j'allais gérer, c'était un rôle fait sur mesure pour moi, il me laissait plus qu'à me laisser pousser la moustache. « T'occupes VDM et fait tourner la bouteille ! » oui chef. Je fis donc tourner la bouteille d'Orangina vide. L'orangina, c'est le mal, je détestais ça plus que tout au monde, donc j'en avais pas bu, mais Jimmy il avait sifflé une bouteille à lui tout seul comme si c'était la fin du monde. Elle s'est arrêtée devant Sid. C'était fait exprès ou quoi ? En plus il était toujours en mode ouaah. Ouais le mode ouaah il pouvait durer longtemps, jusqu'à quelques jours. J'ai donc du l'obliger, gné, il allait m'aider quand même ! Il ressemblait à un pantin tout mou genre carambar. AH NAN HEIN. Il allait se bouger son cul ! « OH ALBERTA ! » owi ma voix gérait tout de la fougère, on aurait dit un... Un j'sais pas quoi avec une grosse voix. ca venait de tout au fond de mon ventre c'était clair, et tout le monde a ri en même temps. Olly avait glissé du canapé, on voyait plus que ses pieds. « MON DIEU ROBERT ! C'EST BIEN TOI ? » ah ben enfin il avait décidé de jouer le jeu ! sa voix de souris était pas mal non plus dans le genre. Voilà, ça c'était mon Sidounet. Tout le monde était explosé de rire. J'ai pris Sid dans mes bras, en mode je-suis-allé-à-l'armée-pendant-10-ans-je-suis-en-manque-de-cul-mais-je-fais-genre-que-non. On a continué notre cirque, à renfort de cris hystériques, les autres riaient comme pas possible, même Jimmy qui en général adore faire son blasé. Et puis là, je savais ce que j'avais à faire. C'était innocent hein, JE LE JURE MADAME LA JUGE. Enfin oui, j'étais amoureux de Sid et tout le tralala mais j'avais pas l'intention de profiter de l'occasion pour l'embrasser ! Parce que ouais, c’est ce que j'ai fait. Sérieuux. « Je t'aime tellement Alberta.. », et paf, je l'ai embrassé, comme ça, sans prévenir. MY EMOTIONS ! Attends, j'étais quand même en train d'embrasser le mec que j'aimais depuis... Depuis j'saispasquand, mais osef. Et puis, et puis, c'était cool. Moi qui d'habitude ne manque jamais de vocabulaire pour tout décrire, je dirais que c'était fbdgdrj. Nyaah. Enfin bref, ce que je ressentais à ce moment là c'était juste un truc de fifou. Au placard forever la Emily, laisse béton quoi, elle faisait pas le poids face au bouclé ! Ca a duré... j'sais pas combien de temps et je m'en battais l'oeuf avec un mixer, l'essentiel c'est que c'était trop genre magique. Putain je voulais mourir sur place. Non,en fait j'étais déjà mort. J'étais mort et dans un putain de paradis ou j'embrassais Sid, ça devait être ça. Pis on s'est arrêtés. Et tout le monde il nous regardait en mode les yeux ping pong. Genre kécho. Comme si il s'était passé un truc de ouf, alors que non. Enfin, au cours de soirées, tout le monde embrassait tout le monde, alors pourquoi là ça faisait un tel effet ? Est-ce que tout le monde avait remarqué à quel point j'aimais Sid ? Ou l'état dans lequel m'avait mis ce baiser ? On pouvait entendre un caca de mouche se poser sur la tête de Maxxie. Et là, Jimmy brisa le silence. « HAN LES AMOUREUX ! » le pire c'était que je l'étais, putain ça oui je l'étais. Bon par contre Sid, il kiffait gaga, donc de ce côté là, aucun risque. Mais euuuuh voilà quoi, puis je rougissais en plus, argh mais pourquoi moi pourquoi maintenant chère planète Terre ? Sid il était passé au niveau zone rouge 3, mon dieu il allait exploser fallait appeler le samu il ressemblait à un piment trop mûr avec une touffe de cheveux sur le dessus ! « Eurf.. OUAH IL EST TARD LES GENS ! J'dois y aller, genre maintenant ! » nyaah il a détalé comme un lapin, en mode Buzz l'éclair avec ses bottes bioniques, alors que moi j'étais toujours en mode ouaah. Si quelques minutes plus tôt, j'avais cru observer le pire mode ouaah de la décennie, là c'était rien en comparaison. Mes yeux ils devaient faire boule disco à force que je voyais des étoiles. J'ai même pas capté que Sid était parti, enfin pas tout de suite. C'est qu'à partir du moment où Jimmy a réussi à me souffler « Aha, je sais qui t'as en vue maintenant, petit cachottier ! » que j'ai réagi. « Quoimoimaisnonmaispadutouttagueletaistoichut ! » J'avais embrassé Sid, oh putain pincez moi. Jusqu'au lendemain, j'avais un sourire de gros niais aux lèvres, je devais avoir l'air pathétique, mais je m'en foutais. J'arrivais plus à penser à l'air que je devais avoir, je pensais qu'à une chose, une personne, Sid.




ϟ frozen & can't breathe. (15 ans)

Ca faisait une semaine. Une semaine tout pile que j'avais pas vu Sid. Il m'évitait, que ce soit en cours ou ailleurs, et c'était un vachement grand exploit vu qu'on était à côté dans pratiquement tous les cours, y compris en sport ou on faisait équipe ensemble, le seul cours où j'étais une tête de bite d'ailleurs. Ok, il m'aimait pas, il aimait Ghania, ça j'étais pas con, je le savais depuis déjà des années. Et même si ça me faisait mal, j'étais prêt à passer outre, parce que je ne voulais pas le perdre. Depuis une semaine, des questions tournaient et retournaient dans ma tête. J'avais indubitablement fait une connerie en embrassant Sid, mais je regrettais pas. Parce que c'était juste les plus belles secondes de ma vie, ce baiser, et puis voilà ça m'avait rendu heureux fbhgrdkhgd même que ouais d'abord. N'empêche que Sid me manquait. J'étais malade du fait qu'il m'évitait, je pouvais pas supporter. Il me restait une chose à faire, mettre ça au clair et puis basta. J'avais rien à perdre, il voulait déjà plus me parler visiblement. Donc direction chez les Massachussette ! Si je tombais sur son père ou sa mère, j'étais mal, mais osef, fallait que je voie Sid, que j'en aie le coeur net. Je pouvais pas vivre en sachant qu'il voulait plus me voir, alors tant pis j'allais chez lui et après je me suiciderai et voilà, gné ! Donc, je marchais dans la rue, je marchais et AAAH bouche d'égout à 3h, hop, un pas chassé et le tour était joué, j'étais quand même passé à deux doigts de la mort mais sinon tout allait bien ! bref, je faisais quoi déjà ? Ah oui, j'allais voir Sid pour lui remonter les bretelles (et non pas pour les enlever, même si j'aurais bien aimé, euh j'veux dire non, enfin ta gueule Dodo). En moins de temps qu'il ne fallait pour le dire, j'avais toqué à la porte de chez les Massachussette. Mais qu'est ce que je foutais, j'étais cinglé, j'allais tomber sur la père de Sid et il allait ma frapper à coup de cannes pour les avoir dérangés, argh, ah ben non tiens c'était Leeloo. Je l'aimais bien, elle m'aimait bien, bref pas trop de soucis à ce niveau là, elle m'a fait un super grand sourire genre freedent combiné avec hollywood chewing-gum. « Saluuuut la tortue. » « La licorne, steuplé. » ai-je objecté en levant l'index, souriant également. Leeloo me faisait toujours rire, cette meuf était juste trop con, enfin pas con dans le sens bête, mais elle avait de l'humour et ça c'était cool ! Puis les rousses c'est la classe. Ouais Leeloo c'était un peu ma grande soeur à moi aussi, je l'admirais. Si j'avais été une fille, j'aurais bien aimé être comme elle. Mais j'étais un garçon, un garçon amoureux de son frère qui plus est, donc voilà. « Tu viens voir le gnome avec les gros cheveux, j'suppose ? » dit elle en se retournant vers l'intérieur de la maison, vide à ce qu'il paraissait. « Euh, ouai... » j'ai même pas eu le temps de finir que Leeloo me claquait la porte au nez. Euh, ça voulait dire que je devais dégager et que Sid voulait plus jamais me voir parce que j'étais une espèce de gros gay qui lui avait sauté dessus, ou ça voulait juste dire que je devais attendre comme une bite ? « SIIIIIIIIIIIIIIIIIIIID Y'A DORRYAN ! OUBLIE PAS DE FERMER LA PORTE ET DE DONNER A MANGER A MANNIE ! » ai-je entendu par la cloison. Ah, c'était Leeloo qui gueulait. Bon, ben j'allais attendre comme une bite alors. C'était peut être mieux. Bon ben j'allais regarder la rue en attendant. Quelle jolie rue, y'avait des fleu-fleurs, génial, non en fait elle était chiante cette rue, le seul truc positif c'est que dedans y'avait Sid. A propos, il arrivait quand, cette face de choucroute ? C'était pas que j'étais pressé de savoir le fin mot de l'histoire, mais, en fait si, c'était ça. Puis j'en crevais de rien savoir, j'aime pas être laissé pour compte comme ça, comme si tout à coup j'était plus rien, ça me tuait, oh une vielle qui promène son chien, un chien moche en plus, un vieux caniche à qui il manquait des poils partout et qui avait une vieille tache sur l'oeil, la vieille elle avait la même gueule en plus, c'était comique. J'essayais de réprimer un rire. Puis à ce moment là, Sid a ouvert la porte. Je devais le regarder ou pas ? Bon j'allais pas lui tourner le dos pendant toute la conversation non plus, ça faisait légèrement con, donc j'me suis tourné vers lui. AH IL ETAIT BEAU. Beau et coiffé. Coiffé ? Depuis quand il se coiffait lui ? Bref coiffé ou pas coiffé t'façon, mon coeur aurait explosé, là c'était en train d'arriver. Vous voyez le clip de fireworks de katy perry, quand genre les gens ils leur sort des étincelles et tout le bazar de la poitrine ? J'avais l'impression que ça m'arrivait. Et ça brûlait vachement. « Sid... ? » que j'ai dit. Oui je savais pas quoi dire d'autre, oui j'étais perturbé, maintenant c'est bon hein arrêtez de rire ou j'appelle Tom et il viendra vous manger. « Eurfff.. » euh oui d'accord, on était pas sortis de l'auberge. Mais j'avais l'habitude, Sid il aimait bien sortir des trucs comme huuumn euuh, uurf ou aaarf. Ca faisait partie de son vocabulaire. D'ailleurs, c'était trop chou, mais euh, ce n'est pas le sujet là, revenons à nos mout... à Sid. « Oui c'est moi. » Ah je croyais que c'était Lady Di. Il tremblait de tout partout, euh, pourquoi ? En même temps moi je devais être dans un état pas possible, mais moi c'était lui qui me faisait cet effet là ! Alors que lui il avait aucune raison de stresser, puisqu'il m'aimait pas. Pas vrai ? PAS VRAI ? Bon euh arrête Dodo, te torture pas, viens en au fait, tu étais là pour quelque chose ! Pour quoi déjà ? Ah ouiiii. « Euhm... Tu m'évites ? » ai-je demandé. J'oubliais pas mon but principal quand même, lui faire cracher le morceau. Parce que hein y'a un moment ça va bien de me faire poireauter et de m'abandonner en sport, mais voilà quoi ! « Pas du tout. » Non mais il s'foutait d'moi ? Genre, euh, je me faisais pas une paranoïa tout seul. Ca m'arrivais parfois, certes, mais là c'était justifié ! « Tu mens ! » je sais même pas pourquoi j'me suis rapproché, ça devait être mon coeur qui parlait ou un machin dans le genre, raaah, j'avais envie de l'embrasser mais je pouvais pas, fbgufhd vie cruelle. Tiens, je portais bien mes initiales pour le coup. « Pourquoi tu m'évites ? C'est à cause de la dernière fois ? » ça y'est, j'avais osé aborder ze sujet de fifou, Alberta et Robert ou j'sais plus trop quoi, bref notre baiser quoi. Celui après lequel il avait filé comme beep beep (l'espèce d'oiseau bleu chelou du dessin animé). Celui après lequel je m'étais trouvé dans la pire mode ouaah de tous les temps pendant genre deux jours entiers au moins. « Pas... Du tout. Je suis juste très occupé. » à donner à manger à sa soeur ? Aaaah non, il était très occupé à m'éviter. Vi c'est vrai que c'est un job à plein temps d'éviter une tête de noeud comme moi, je comprenais, ouaip. Non mais sérieux, c'était quoi le délire ? Fallait mettre ça au clair. ok, j'aimais Sid, ok il m'aimait pas. Bon ben tranquillou, je pouvais vivre avec ! Enfin peut être pas, mais lui qu'est ce que ça pouvait lui faire ? « Sérieux, si ça te gêne.. Dis-le-moi. » on avait toujours été amis, et il m'avait toujours tout dit -bon, sauf sa visible obsession pour Gaga, et je l'en remerciais chaque jour intérieurement parce que ça aurait été difficile à supporter dans ma situation, mais voilà-. Pourquoi ses narines étaient aussi grosses ? Ca devait être un effet d'optique, parce que mine de rien, j'étais genre super près de lui. Limite je pouvais toucher ses cheveux, OWI SES CHEVEUX hum pardon. Donc genre j'ai rigolé parce que super narines bonsoir, et aussi parce que j'étais un peu gêné, et aussi parce que j'étais un gros flan et que je riais toujours pour rien, mais osef, tout allait bien se passer et il allait me pardonner et on allait rester amis et j'allais peut être pas mourir et AAAAH MAIS IL FAIT QUOI ? Paf, en moins de temps qu'il ne m'a fallu pour bien réalisé, il s'était accroché à mon cou et il était en train de m'embrasser, genre de m'embrasser vraiment, comme dans les films (enfin remarque des films ou deux mecs s'embrassent y'en a pas des masses, à part celui avec les 2 cowboys que j'avais jamais vu d'ailleurs). OVARIES EXPLOOOOODE. Mon dieu de dieu de dieu de mon dieu. Et là, j'ai oublié tous mes doutes et toute ma paranoïa intérieure, parce que ça ne voulait dire qu'une chose : il m'aimait aussi. Et là, à cet instant précis, il n'y avait plus que nous deux, et cette putain de magie qui nous entourait alors qu'on était en train de s'embrasser sous son porche, et oh mon dieu, j'allais exploser avec tout ce bonheur d'un coup là. A ce moment, j'ai réaliser ce que c'était vraiment qu'aimer quelqu'un. Et ce quelqu'un, c'était Sid. Mon Sid ? Ouais, mon Sid.




ϟ sidodo, et pas sodo (quoique). (16 ans)

*flashback de la mort avec les tourbillons spatios temporels et tout le tralala*.
Nous voilà 6 mois auparavant. A l'époque, je ne sortais avec Sid que depuis un mois. Mais je sentais qu'il fallait que je le dise à ma grand mère. Elle avait le droit de savoir, et puis je ne pouvais pas garder le secret indéfiniment. Tant pis si elle le prenait mal, je devais tenter. C'était quand même ma grand mère, et elle devait savoir qui j'étais. Puis elle était cool, elle comprendrait. Alors qu'elle zappait devant la télé à la recherche d'un truc intéressant, je me suis assis à côté d'elle en tripotant mes cheveux, une sale manie que j'avais quand j'étais stressé. « Mamie, je peux te dire un truc ? » elle a derechef éteint la télé. Quand je voulais lui parler, ma grand mère était prête à tout lâcher juste pour m'écouter. Je lui en avais toujours été reconnaissant. « Bien sûr mon chéri. Que se passe-t-il ? Rien de grave au moins ? » elle avait penché la tête sur le côté, comme toujours quand elle était un peu inquiète. « Non, non... Je voulais juste te dire que je... Je je... » ça m'arrivait presque jamais de bafouiller, et ma grand mère a tout de suite vu que quelque chose me tracassait. « Tu n'es pas enceinte au moins, Victor ? » m'a-t-elle demandé avec un faux air de reproche. Ma grand mère était folle, je l'aimais. J'ai laissé échapper un rire. « Nan, c'est pas ça. En fait jesorsavecunmecetpuisvoilà. » avais-je débité à toute vitesse. Un blanc. De trente secondes. Ma grand mère regardait par terre, son tapis à pois plus précisément. « Euh, mamie, ça va ? » Elle releva la tête. Et elle me sourit. « Très bien chéri ! C'est juste le choc » ajouta-t-elle en riant. « Mais cela ne me pose aucun problème. J’aimerais beaucoup connaître ton petit ami ! » me tortillant les doigts, je déclarai « Ben, en fait ,tu le connais déjà. C'est Sid... » « Je le savaaaais ! Petit cachotier, va ! » me dit-elle en me donnant une pichenette sur le nez avant de m'enlacer. Des fois, je me demandais qui était plus âgé que l'autre. J'aimais définitivement ma grand mère.
*fin du flash-back de ma mort qui tue*

Bref, de retour six mois plus tard. Il était temps de présenter Sid à ma grand mère. Une semaine auparavant, j'avais été manger chez lui. Sa famille avait bien accepté notre relation, enfin Leeloo était déjà au courant bien sûr, mais pas les autres. Mannie avait... Filmé. Oui, la soeur de Sid était folle. Mais comme la famille me connaissait déjà, cela avait été plus ou moins facile. J'étais proche d'eux, ils m'appelaient tous Dodo depuis déjà longtemps. Par contre, Sid avait rarement vu ma grand mère, à part lorsque nous étions enfants. "I WISH YOU WERE HEEERE" han calme toi Avril Lavigne, j'airienfait, ah non c'était juste ma sonnerie sms de quand Sid m'envoyait un sms. "Au secours, je stresse..." m'avait-il envoyé. " CALMOS. Elle va pas te manger. T'aime ♥. " " I.L.U ♥" a-t-il répondu. Je le connaissais, il stressait à mort. Pourtant c'était moi qui était dans la position la plus gênante. Ma grand mère aimait bien me foutre la honte en présence de mes amis. là, ça allait être pire, je le sentais. Au bout d'une heure, on sonnait à la porte. « JE VAIS OUVRIIIR ! » dis-je en me précipitant vers la porte. C'était Sid, évidement. Il avait mis un... Costard. UN COSTARD. J'ai pas pu m'empêcher d'éclater de rire. « Tu vas pas à un bal de promo, tu sais.. » et je me dépêchai d'étouffer ses protestations d'un baiser. Et d'un autre. C'était comme si je pouvais jamais en avoir assez, ghjkhglm. « ARHUM ! C'est prêt ! » lança ma grand mère depuis le salon. Je ne savais pas si elle nous avait vus, mais tant pis. « Je suis bien ? » me chuchota Sid à l'oreille avant d'entrer. « T'es parfait. » et je lui pris la main. Il tremblait légèrement. Pauvre chou. A croire que ma grand mère était un monstre. Elle était pas si terrible. D'ailleurs elle s'est précipitée sur Sid dès qu'elle l'a vue. « Je suis si conteeeeeeeente ! » qu'elle a crié en le prenant dans ses bras. Elle a adressé un clin d'oeil à Sid et m'a pincé la joue. « Il était temps qu'il se trouve quelqu'un de bien, ce garnement ! Je croyais qu'il resterait seul pour toujours. » « Mamiiiie ! » ai-je imploré en levant les yeux au ciel. Ma grand mère, cette folle. « Roh, ça va, j'ai pas encore évoqué les bêtises que tu faisais étant petit, mon Victorounet ! » « Victorounet ! » dit Sid en éclatant de rire tandis que ma grand mère me faisait un grand sourire. Je voulais mouriiiiir. « Mamie, pitié ! » ai-je dit en baissant les yeux, oh quelles belles chaussures j'avais. Se dirigeant vers la table dressée, ma grand mère s'assit. « Bon, y'a du gratin ! J'espère que tu aimes, Sid ! » Ma grand mère était cool... Mais elle était folle. J'ai mangé tout mon repas sans dire un mot. Ca s'était super bien passé, et même si ma grand mère avait un peu abusé, j'étais content. J'ai raccompagné Sid chez lui. Il m'a embrassé devant son porche, là où j'avais su qu'il m'aimait. Comme d'habitude, c'était magique, et j'ai fini cette journée des étoiles dans les yeux. C'était cool, finalement, le bonheur...





ϟ i'm so wasted. (17 ans)

« I'M PEETA AND I KNOW IT. » aaah, pourquoi mon portable sonnait à des heures aussi chelou ? Puis quelle heure était-il, au fait ? En grognant, j'ai levé une main hors de la couverture, pour prendre mon portable. « Mmmhquoi, Jimmy ? » à l'autre bout du combiné, mon pote était mort de rire. « Putain mec, t'as déconné hier soir ! » Je passais une main sur mon visage, tenant d'émerger. Je ne me souvenais pas de la veille, ou si peu. Je me souvenais être entré chez Jimmy, qui avait transformé sa maison en vraie boîte de nuit pour l'occasion. Je me souvenais qu'on m'avait comme d'habitude proposé de l'alcool, et que comme d'habitude j'avais refusé. Mes parents sont allés droit vers la mort, conduisant avec de l'alcool dans le sang. Je ne voulais pas suivre leur exemple. Je ne m'étais jamais bourré la gueule, ou peu, quand je n'avais pas à rentrer chez moi. Je ne me souvenais plus comment j'avais pu "déconner". « Euh, tu m'expliques ? » ai-je donc demandé à Jimmy. Il rit à nouveau. Mon dieu, mais qu'est ce que j'avais bien pu faire... « Ben... T'étais pas très frais. J'pense que c'était à cause de pilules de Maxxie. » Et paf, le flash. Je me souvenais de tout -ou presque-. J'étais tout seul sur un canapé, un verre de jus de fruit à la main, anti fête à mort. Ghania était plus loin, Jimmy faisait le DJ, les autres étaient introuvables. Tout le monde était parti j'sais pas ou, et j'étais laissé tout seul. Et puis là, j'ai vu Sid, à quelques pas de moi, sur la piste. Il était avec un type que je ne connaissais pas. Ils dansaient. Ils riaient. Le mec lui lançait des regards chelou, que Sid ne semblait pas prendre en compte. Et moi j'étais laissé pour compte. J'ai failli péter mon verre tellement je serrais fort, je ne pouvais pas les quitter des yeux. J'avais l'impression que ce mec, quel qu'il soit, avait pris mon coeur et était en train de jouer au foot avec. C'était un putain de cauchemar, un putain de... « EEEEH GROS ! » m'interpella Maxxie en s'affalant à côté de moi, légèrement bourré. On a fait notre tchek de la mort, et il posa sa tête sur mon épaule. « Pas la forme ? Tonton Max a le remède ! » et il m'agita un sachet de pilules multicolores sous le nez. Je le regardai, dubitatif. Il me fit un grand sourire. Je levai la main « C'est pas une bonne... » plus loin, sur la piste, le mec s'approchait de plus en plus de Sid, qui continuait de rire. J'empoignai vivement le sachet et prit trois pilules d'un coup que je mis dans ma bouche. Ca passait tout seul. « Ahaaaa, ça va mieux ! » Maxxie m'adressa un clin d'oeil. « J'en étais sûr Arthur ! » Puis je me suis levé brusquement. « Désolé, j'ai un truc à faire. » et je l'ai planté là. C'était pour la bonne cause. Me frayant un chemin à travers la piste de danse, je poussai l'autre mec en face de Sid du bras, lui jetant un regard noir. « Tu m'excuses, mais j'aime pas que tu danses avec mon mec. » Il a dégagé vite fait, me faisant un bras d'honneur au passage, et j'ai entraîné Sid à part. « Tranquille, tu dragues devant moi. Fais comme si j'étais pas là, surtout ! » Sid a écarquillé les yeux. Il avait pas l'air très lucide lui non plus. « Que... Quoi ? Mais j'ai rien fait ! » « Fous toi d'ma gueule aussi. » ai-je lancé avant de lui tourner les talons, prêt à partir. Ma tête tournait, les pilules chelou commençaient à faire effet. Sid a attrapé mon poignet, je ne me suis pas retourné. « Dorryan... S'il te plait... » Dégageant mon bras, je me suis éloigné à grands pas. Tout le monde nous regardait, mais j'en avais rien à foutre. je me suis dirigé vers le bar des parents de Jimmy, et vers Olly qui était chargé de faire les cocktails pour la soirée. « Une vodka. Pure. » dis-je en tentant de ravaler les larmes qui montaient malgré moi. Olly ouvrit grand la bouche. « Tu bois maintenant ? » je lui ai lancé un regard froid. « T'occupe et sers moi. » j'avais bu verre sur verre jusqu'à ce que Olly me force à arrêter. Et après, le trou noir. j'avais beau me triturer le cerveau, je ne me souvenais de rien. « Do' ? T'es toujours là ? » Jimmy me sortit de ma torpeur. « J'aimerais bien avoir été ailleurs hier. » « Haha, tu m'étonnes ! Le spectacle de toi dans les toilettes, c'était juste pas humain ! » je fronçai les sourcils, me redressant légèrement sur l'oreiller. « Hein ? » « Ben, tu te souviens vraiment pas ? » blanc. Jimmy continua. « Gaga est venue me voir en me disant que t'étais défoncé à mort et que tu t'étais pissé dessus dans les chiottes. Mais j'avais éteint la musique. Tout le lycée est passé te faire un coucou alors que tu gisais sur le carrelage de Grèce de mes darons. » Je me suis frappé le front du plat de la main. « Oh putain de merde de bordel à queue. » Jimmy fit un bruit bizarre de la langue, ce qu'il faisait quand il était gêné. « Si Gaga avait un peu fait attention aussi... J'suis désolé, mec. » J'avais envie de me suicider. En gros, toute la ville m'avait vu défoncé à mort, en train de me rouler dans ma propre pisse dans les toilettes de chez Jimmy. SUPEEER. « Mais qu'est ce que j'ai foutu. » me lamentais-je. Je m'étais défoncé, bourré la gueule, disputé avec Sid, foutu la honte. En plus Gaga avait cru bon de le dire devant tout le monde, les rumeurs allaient fuser au lycée. Je devais aller m'expliquer avec elle immédiatement. « Bon Jim, je te rappelle plus tard. J'ai des trucs à faire. » « T'inquiète, j'suis pas mal... occupé de mon côté. » à ce moment là, j'ai entendu une voix de fille derrière Jimmy, qui l'appelait. Sacré Jimmy. J'ai raccroché, et j'ai tenté de rassembler mes esprits quelques instants, et d'oublier ma gueule de bois monstrueuse, puis je me suis levé, prêt à aller voir Gaga.
Une douche et un sermon au téléphone d'Olly plus tard (j'ai appris par quel miracle j'étais rentré chez moi, il avait conduit ma bagnole... Apparemment, j'étais pas trop en état de rentrer par mes propres moyens), je descendais la rue et j'avais envoyé un sms à Gaga. " RDV sur la place du quartier jap plz, j'ai pas la foi d'aller jusqu'à l'internat." Elle m'avait répondu "Ok." juste Ok, ce qui n'était pas normal. Quand Gaga mettait pas de smileys, c'était qu'elle était pas bien, elle s'était sûrement attendue à ce que je lui passe un sermon. J'étais arrivé, et je l'ai vu arriver de loin, ses cheveux rouges devant le visage, la tête basse. Elle se planta devant moi. Elle ne dit rien. Elle m'observait. « Alors ? T'as pas un truc à me dire ? » lui demandais-je d'un ton sec. Elle haussa un sourcil. « Euh, nan, je crois pas. » Je croisai les bras. Euh, elle était sérieuse ? Elle allait pas me demander pardon ? « Tu penses pas que tu dois t'excuser pour m'avoir foutu la honte devant tout le monde, nan ? » elle se mordit la lèvre inférieure, mais n'en démordit pas. « Ecoute. Ce que j'ai fait, c'était pour ton bien. J'ai pas fait exprès, moi, que tout le monde entende. Puis, je savais pas quoi faire, moi d'abord... » dit-elle en haussant les épaules. Mes yeux lançaient des éclairs. Je savais qu'elle avait raison, mais je pouvais pas m'empêcher d'être en colère. « Ok. Si tu le prends comme ça, on a plus rien à se dire. » Elle haussa les sourcils un instant, puis mis les poings dans ses poches. « Parfait. » et elle tourna les talons, s'éloignant. Une larme perla au coin de mon oeil, que j'essuyai. Je savais que je ne devait pas la blâmer, et à cause de mon attitude, je venais de me disputer avec ma meilleure amie. J'étais un vrai con. Je voulais pas la perdre. « Gaga, attends ! » elle se retourna, me jugea du regard, et repris son chemin, un peu plus rapidement. Je voulais pas me brouiller avec elle. Pas elle en plus de Sid. Je me suis mis à sprinter pour la rattraper. Je lui ai pris la main, elle était obligée de se retourner. J'ai vu que des larmes coulaient sur ses joues. « Pardonne moi... J'ai fait n'importe quoi. » je lui ai fait les yeux du chat potté. Irrésistiiiible ! « Si tu me pardonnes, je t'offre une licorne ! » dis-je avec une petite voix. C'était ce qu'on se disait, petits, quand on se disputait. Elle sourit et me serra fort dans ses bras. « Me refais plus jamais ça, mon Dodo ! » j'ai éclaté de rire, déposant un baiser sur son front. « Promis juré craché, ma Gaga. » et tout était bien qui finissait bien. Je l'ai raccompagnée à l'internat, on se tenait la main en sautillant comme si on jouait à la marelle. De vrais gamins, mais des gamins heureux. Une fois arrivés devant l'internat, elle me dit « Tu veux te faire pardonner vraiment ? » avec un sourire malicieux. « Euh, ouaip ! » dis-je un peu interloqué. « Alors c'est Sid que tu dois aller voir. Il est en bad grave. Va le chercher, tête de noeud ! » puis elle embrassa ma joue et disparut à l'intérieur du bâtiment. Sid... Je m'étais disputé avec lui hier, sous l'effet des pilules. J'avais vraiment joué au con. Et si lui je le perdais, alors ma vie était définitivement foutue. Au pas de course, je me suis rendu vers chez mon copain.
J'ai sonné. Une fois. Deux fois. Personne n'a répondu. J'ai appelé Sid, je suis tombé sur sa messagerie au bout d'une sonnerie, ce qui voulait dire qu'il avait rejeté mon appel. « SIIIIIID ! » ai-je hurlé en direction de sa fenêtre. Rien. Pourtant la fenêtre était ouverte, il aurait du entendre. Ok, il voulait les grands moyens, parfait ! J'ai pris mon courage à deux mains, escaladé la poubelle, me suis hissé sur la gouttière, puis sur la corniche qui bordait la maison, et ai avancé en direction de sa fenêtre. J'aurais pu tomber mourir, mais je m'en foutais, de toute façon si il me pardonnait pas, je préférais mourir. La vie sans Sid c'était de la merde, c'est tout. Me hissant sur le rebord de la fenêtre, je suis entré dans la chambre de Sid. « Bon écoute Sid, je.. » hein ? Il était où encore lui ? Il était pas rentré chez lui ? Ah, ben, je me sentais bien bien con sur le coup. Son portable était posé sur la table de nuit. Il était donc rentré chez lui. Alors que je me suis assis sur le lit, la poignée de la porte a tourné. Sid est entré, en calecon, se séchant les cheveux avec une serviette, oh god amenez les masques à oxygène hgfushfduisdhgif. Mon dieu il était torse nu, j'avais envie de lui sauter dessus, euh non, calmos ! Il me dévisagea, les yeux écarquillés, puis a couru en direction de son placard ou il a attrapé un tee shirt qu'il a enfilé en rougissant. « Mais qu'est ce que tu fous là ? » m'a-t-il demandé, visiblement choqué. Moi aussi j'étais sous le choc, ça devait être les hormones ou un truc comme ça. C'était l'effet Sid, quoi. je n'ai rien répondu. Il croisa les bras et se mis juste en face de moi. « Eh oh, du bateau ! » hein, quoi ? Ah oui merde j'étais venu m'excuser. Je me suis levé précipitamment. « Euh, j'suis passé par la fenêtre. » il haussa les sourcils, mais repris sa tête dubitative. même comme ça, il était beau... Arhum. « Euh, ok... Mais ça me dit toujours pas pourquoi t'es là. » m'a-t-il répondu. j'ai pris une grande respiration, je savais ce que j'avais à faire. « Je suis désolé pour hier soir. J'ai été un vrai con. Je... J'ai été jaloux, pour rien. » Sid regardait le sol, sûrement à la recherche de mots, mais je ne lui ai pas laissé le temps de parler. Je lui ai pris les mains. « Sid... Excuse moi, s'il te plait... Je... J'étais pas dans mon état normal, c'est juste que... Je t'aime et puis... Je me sentais menacé, je... Je sais pas ce que je ferais sans toi... Sid s'il te plaît. » Il me sourit doucement, et parla avec une voix aiguë qui me rappelait quelque chose. « Oh, Robert, comment pourrais-je te résister ? Mais je ne suis pas une femme facile, tu vas devoir te mettre à genoux ! » j'ai éclaté de rire, mais ai joué le jeu. Si c'était le prix à payer pour qu'il me pardonne, ok ! je me suis donc mis à genoux et ai emprunté la voix de Robert. « Pardonne moi Alberta, c'était juste une poissonnière sans importance ! Tu es la seule à mes yeux ! » Puis je me suis relevé. « Alors, tu me pardonnes, dis ? Je t'en prie. » ai-je imploré, reprenant ma voix normale. En guise de réponse, il s'est approché de moi, et a posé ses lèvres contre les miennes. Ah, ça voulait dire oui, donc. Aaaaaaah, joie dans mon petit coeur ! Tout allait bien. je m'étais foutu la honte mais je m'en foutais. Sid m'aimait toujours, et c'était tout ce qui comptait. Je ne sais pourquoi ni comment, mais on s'est retrouvés sur le lit de Sid; à s'embrasser comme jesaispasquoi. J'avais l'impression d'être encore plus drogué qu'hier soir, j'oubliais tout... Nan c'était encore mieux qu'hier, parce que là c'était grâce à Sid. C'était incroyable, l'effet qu'il avait sur moi. Alors que j'allais enlever son tee shirt, la porte s'ouvrit à la volée. « ON SOURIT, LES GOGOOOOLES ! » Mannie débarqua dans la chambre avec sa caméra à la main. Oh, j'allais tuer cette gamine. « PUTAIN MANNIE DEGAGE ! » hurla Sid, se relevant, rouge de honte. Il la poursuivit jusqu'à la porte, ou Mannie s'éloigna en éclatant de rire « Je suis sûre que ce film plaira à Maman ! » dit-elle d'un air sournois. Aaaargh. Bon, tant pis. C'était pas grave. Au moins Sid m'avait pardonné. Rien ne pouvait enlever ce bonheur là. C'était bizarre quand même, d'être amoureux. Parce que même si il t'arrive des merdes, quand t'es avec la personne que tu aimes, tu oublies tout. Si bien que, quand Sid est revenu vers moi après avoir viré sa soeur et fermé sa porte à clé en disant « Donc, on en était où ? » et qu'il me sourit, de son sourire qui faisait s'emballer mon coeur, j'ai tout oublié pour ne plus penser qu'à lui.





ϟ anyway the wind blows. (18 ans)

« AAAAAAH DODO JE VAIS TOMBER AIDE MOI AIDE MOI ! » Un gros carton à la main, Ghania menaçait de s'écrouler dans mes escaliers, sur ma grand mère qui plus était. « JE SUIS LA JE SUIS LA ! » Et j'ai choppé son carton, que j'ai porté jusqu'à sa future chambre avec mes muscles d'acier (sisi). « Vous ne devriez pas porter ceci toute seule Madame Johnson, je vais vous aider ! » dit Gaga à ma grand mère avec son éternel sourire. « Hop là jeune fille ! » ma grand mère garda le carton dans ses mains. « Déjà, ça fait maintenant 13 ans qu'on se connaît. Alors tu vas m'appeler Alice comme tout le monde ! Et puis j'ai que 69 ans. Je peux porter ce carton toute seule ! Non mais ho. » Mamie fronça du nez, comme toujours quand elle était contrariée, puis elle ébouriffa les cheveux rouges de gaga, tenant le carton d'une autre main, et elle monta dans la chambre de Gaga, juste en face de la mienne. Nous étions en plein déménagement. Ouais, Gaga avait viré de l'internat, et maintenant elle allait vivre chez moi ! Ma grand mère était d'accord depuis déjà longtemps. De toute façon c'était pas comme si la maison n'était pas grande... « Bon les enfants, je vais faire des petites courses pour préparer un bon gratin pour ce soir ! Puis je suis fatiguée de porter tous ces cartons. » « Je croyais que tu te débrouillais bien, mamie ? » dis-je avec un grand sourire ironique. « Ne commences pas, Victor ! » me répondit-elle avant de m'embrasser la joue et de partir. Plus que quelques cartons à monter et on avait fini anyway. Puis un bon gratin ! Ma grand mère kiffait les gratins. Une fois tout le bordel fini, je pouvais plus faire un pas. C'était comme si Gaga avait rempli ses sacs avec des enclumes ! M'écroulant sur son lit, j'émis une espèce de râle moitié baleine moitié tortue. « Raaaaaahaaaaaah ! » Ghania poussa le même soupir en s'affalant à côté de moi. Enfin, en s'affalant sur moi pour être plus juste, vu qu'elle avait sa tête sur mon bide. Nous restâmes (sùsù Dorryan ze king of conjugaison) quelques minutes sans parler, et puis elle murmura un « Merci Dodo. » ce qui déclencha un petit rire en moi. « Merci de t'héberger chez moi ou merci de t'avoir aidé à transporter tes machins ? » « Merci d'être mon ami ? » dit-elle en relevant sa pitite tête vers moi avec un grand sourire. « Awoooon ! » et je la serrai fort dans mes bras. Ça c'était ma Gaga que j'aimais. Peu à peu, nous commencions à nous endormir, ben ouais l'exercice physique ça m'a toujours crevé, pas ma faute hun. « Dodooo ? » « Hm? » Elle se releva d'un bond et commença à courir partout dans la chambre. « Il faut qu'on déballe tout ça ! » Han nan, encore du sport...











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Dernière édition par V. Dorryan Maxwell le Jeu 19 Avr - 0:18, édité 23 fois
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MessageSujet: Re: NOW I'M FEELIN' SO FLY LIKE A G6.   Dim 8 Avr - 23:12

Moi j'te chie à la raie du cul fuck you

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MessageSujet: Re: NOW I'M FEELIN' SO FLY LIKE A G6.   Dim 8 Avr - 23:14

tu m'arrives pas à la cheville fuck you

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MessageSujet: Re: NOW I'M FEELIN' SO FLY LIKE A G6.   Dim 8 Avr - 23:15

J't'arrive jusqu'à la bite en tout cas fuck you heureusement pour toi tu me diras je suis mort de rire

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MessageSujet: Re: NOW I'M FEELIN' SO FLY LIKE A G6.   Dim 8 Avr - 23:17

de ce côté là oui ça m'arrange je dois dire je suis mort de rire

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MessageSujet: Re: NOW I'M FEELIN' SO FLY LIKE A G6.   Dim 8 Avr - 23:31

pervers.

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MessageSujet: Re: NOW I'M FEELIN' SO FLY LIKE A G6.   Dim 8 Avr - 23:54

je t'aime aussi je suis mort de rire

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